Effacement de la figure

Le corps, les émotions, le ressenti. L’humain, dans sa forme primitive, la poupée : photographiée mais jamais montrée. Changement d’échelle, agrandissement du détail : tissus, matière, boue, lumière. Surexposition.

La poupée de chiffon sans visage devient petit monstre à la figure souffrante. Bacon, Bosch, torsion des corps et douleur expressionniste. Des photos toujours. Mise en scène dramatique éclairée dans le noir.. Jeux de hasard, surprises, instantanés.

L’atelier s’agrandit, les figures aussi. Scène de famille, de village : la noce, toutes ces femmes, la mère la jeune fille la mariée… liées entre elles avec des fils délicats. prises au piège ou rebelles. Les photos aussi deviennent objets de mise en scène.

Mais la figure se fait trop pesante; elle disparaît avec «les Illustres».

Pourtant je les reconnais ils sont là, elles sont là, lourds de leur absence. Toujours le fil, le lien qui relie, qui soigne qui rafistole.

Ils sont là, presque tous, les blessés, les vainqueurs, les forts et les faibles, pleins de nos histoires intimes et communes.